Les hommes infidèles… mais les femmes complices ?

On parle souvent d’infidélité comme d’un drame romantique : trahison, larmes et colère. Pourtant, ce que l’on voit rarement, ce sont les contradictions qui se cachent derrière ces histoires. Les hommes trompent, bien sûr, mais parfois, les femmes deviennent complices. Elles ferment les yeux, rationalisent, excusent, ou participent directement à ce qui devrait être inacceptable.

Les doubles standards sont partout. Ils révèlent nos paradoxes, nos justifications, et jusqu’où nous sommes prêtes à pousser la morale pour protéger nos intérêts, notre confort, ou ceux de nos proches. Ils disent beaucoup sur nous, sur ce que nous tolérons, et sur les limites que nous choisissons ou que nous refusons de poser.

Elle ne supporte pas l’infidélité… mais accepte de devenir l’autre

Il y a cette femme, forte, moderne, qui vous dira qu’elle ne tolère jamais d’être trompée. Elle déteste l’infidélité, la condamne, la vit comme une humiliation.

Et pourtant… quand un homme marié la drague, elle se dit :

“Ce n’est pas moi qui suis mariée. Je n’ai rien promis à sa femme. C’est lui qui est venu me draguer.”

Cette phrase, si fréquente, révèle beaucoup. L’infidélité cesse d’être un problème moral dès qu’elle ne touche pas directement la personne. Elle devient un jeu, un piège dans lequel la curiosité, le désir ou la simple envie d’être courtisée prennent le dessus sur la morale. On justifie l’injustifiable. On transforme ce qui devrait être une trahison en excuse :

“Je ne fais que répondre à ses avances, ce n’est pas moi la fautive.”

Le paradoxe est flagrant : refuser l’infidélité pour soi-même, mais l’accepter pour soi dans un autre rôle. C’est là qu’intervient la complicité féminine, souvent inconsciente, parfois assumée.

La sœur qui devient amie avec la tchiza

La famille est un autre terrain où les contradictions explosent. Prenons la sœur exemplaire, celle qui ne supporte pas que son mari la trompe. Pour lui, pas question. L’infidélité ? Inacceptable.

Mais pour son frère ? Tout change. Elle ferme les yeux, banalise et accepte.

Et parfois, elle va plus loin : elle devient complice, copine avec la tchiza. Elle rit avec elle, échange des messages, parle de tout… sauf de la morale. Pourquoi ? Parce que c’est son frère. Parce que c’est “différent quand c’est lui”.

Ce double standard familial est frappant : ce qui est interdit à un mari est permis à un frère. Ici encore, la complicité féminine joue un rôle inattendu : elle transforme l’infidélité masculine en acte acceptable, presque banal. L’homme trompe, la femme tolère, et la famille applaudit ou détourne le regard.

La mère et ses jugements sélectifs

Et puis il y a la mère , non, la belle mère qui souvent est celle là même qui a encouragé son fils tout simplement parce qu’elle n’aime pas sa belle-fille .Elle estime que la femme de son fils n’est pas  » une femme du village  » et le pousse à chercher une femme qui peut rassembler la famille.

Elle accueille la maîtresse avec un sourire complice, comme si de rien n’était. Tout cela à cause de quelques pagnes et de quelques plats qu’elle a donnés.

Pourtant , elle ne supporte pas que son vieux mari de 70 ans continue de courir derrière les jeunes filles de 30 ans.

Les conseils transmis de mère en fille

Cette mère ira même plus loin : elle dira à sa fille de supporter l’infidélité de son mari en lui racontant son histoire. Comment elle aussi a dû tolérer les infidélités de son père… et même les enfants qu’il a faits dehors. Le tout ponctué de la phrase mythique :

“ On ne quitte pas un homme à cause de son infidelité, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs.”

Ici, On apprend à justifier, tolérer, excuser… parfois pour protéger le sien, parfois pour survivre.

Quand les femmes deviennent complices… volontairement ou par défaut

Ces exemples : la femme qui devient “l’autre”, la sœur qui rit avec la tchiza, la mère qui couvre la maîtresse de son fils et transmet la tolérance à sa fille montrent un phénomène troublant : derrière chaque infidélité masculine, il y a parfois une complicité féminine.

Parfois consciente, parfois inconsciente. Parfois motivée par l’envie, la curiosité, ou le désir de protéger le sien. Parfois par le confort d’une excuse toute prête : “Je ne fais que répondre à ses avances”, “C’est mon frère, pas mon mari”, “La belle-fille n’est pas une femme du village”.

Dans tous les cas, la mécanique est la même : on justifie ce que l’on ne devrait pas, on tolère ce qui devrait choquer, et on transforme la morale en outil sélectif.

Regarder la vérité en face

Alors oui, les hommes peuvent être infidèles. Mais il faut aussi regarder le rôle des femmes dans cette équation. Fermer les yeux, excuser, rationaliser ou devenir complice, c’est entretenir un système où l’infidélité se banalise.Avant de condamner, il faut commencer par se regarder dans le miroir. Sommes-nous cohérentes avec nos principes, ou seulement avec ce qui nous arrange ? Tant que l’on se ment à soi-même, difficile de critiquer la vérité des autres.

L’infidélité n’est pas seulement un problème d’hommes ou de femmes : c’est un miroir de nos contradictions, un révélateur de nos excuses et de nos doubles standards. Et le plus dur ? Accepter de le voir, sans détour.


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