En scrollant sur les réseaux sociaux, on tombe souvent sur des publications où quelqu’un prend position sur un fait de société. Et vite, apparaissent les commentaires : « Mais il y a des vrais problèmes dans le pays : le chômage, les crimes rituels, le gaz, les grèves, les détournements, la vie chère… » Critiquer la lutte des autres ne fait avancer personne. Et si, au lieu de juger, nous nous interrogions sur notre propre engagement ?
La critique facile face à l’action
En scrollant sur les réseaux sociaux, je suis tombée sur la publication d’une personne qui parlait d’un fait de société et qui a pris position contre ce fait. Immédiatement, les commentaires sont arrivés : « Mais il y a des vrais problèmes dans le pays… »
Oui, ces problèmes existent et ils sont graves. Ils méritent notre attention, notre énergie, notre engagement. Mais qui vous empêche de vous lever, de vous battre, de devenir le porte-voix de ces causes ? Pourquoi minimiser la lutte des autres simplement parce que, pour vous, ce n’est pas le « vrai combat » ?
Chacun a le droit de choisir sa bataille et de s’exprimer sur ce qui lui tient à cœur. Critiquer quelqu’un parce que « ce n’est pas le vrai problème » est un réflexe facile, mais ça ne fait avancer ni la cause ni le pays.
Juger est plus facile qu’agir
Derrière ces critiques se cache souvent une vérité inconfortable : ces mêmes personnes ne sont pas capables de se lever pour défendre les causes en lesquelles elles prétendent croire. Il est plus facile de juger que d’agir. Il est plus facile de pointer les insuffisances des autres que de regarder nos propres limites et nos propres manquements.
Si tu penses qu’il y a des problèmes plus graves chômage, corruption, crimes, détournements… tu peux agir, te lever, t’exprimer, plutôt que de rabaisser le combat des autres. Minimiser la lutte de quelqu’un, c’est souvent un moyen inconscient de ne pas regarder nos propres limites ou nos manques d’engagement.
L’importance de chaque voix
Cette attitude mine l’engagement collectif car chaque voix compte. Chaque action, même petite, compte. Refuser de reconnaître la légitimité du combat de quelqu’un d’autre ne fait pas disparaître les injustices. Au contraire, cela disperse l’énergie et renforce l’impression que « rien ne peut changer ».
Nous avons besoin d’une société où chacun peut choisir sa bataille, où chacun peut s’exprimer sur ce qui lui tient à cœur, sans craindre d’être jugé pour la valeur de son combat. Soutenir quelqu’un qui se bat pour une cause différente de la nôtre n’enlève rien à notre propre lutte. Au contraire, cela crée des alliances, des forces qui s’additionnent et font avancer les choses plus vite.
Et nous, qu’avons-nous fait ?
Avant de minimiser la lutte des autres, posons-nous cette question : qu’ai-je fait, moi, pour la cause que je prétends défendre ? Suis-je prêt à agir, à prendre la parole, à me lever et à faire ma part ? Critiquer quelqu’un qui agit, alors que nous restons immobiles, c’est participer à l’immobilisme. C’est refuser de contribuer au changement.
Chaque voix a sa valeur. Chaque geste, même modeste, a son impact. Et si nous commencions à soutenir ceux qui se battent, même différemment de nous, peut-être que notre pays serait un peu plus juste, un peu plus fort, et que les causes qui nous tiennent à cœur avanceraient enfin.
Quelques réflexions importantes :
- Chacun a le droit de choisir sa bataille et de s’exprimer sur ce qui lui tient à cœur.
- Critiquer quelqu’un parce que « ce n’est pas le vrai problème » est un réflexe facile, mais cela ne fait avancer ni la cause ni le pays.
- Si tu penses qu’il y a des problèmes plus graves (chômage, corruption, crimes, détournements…), tu peux agir, te lever, t’exprimer, plutôt que de rabaisser le combat des autres.
- Minimiser la lutte de quelqu’un est souvent un moyen inconscient de ne pas regarder nos propres limites ou nos manques d’engagement.
- Chaque voix compte, chaque action, même petite, a de l’importance. Refuser de reconnaître la légitimité du combat de quelqu’un d’autre ne fait pas disparaître les injustices.
- Soutenir quelqu’un qui se bat pour une cause différente de la nôtre n’enlève rien à notre propre lutte. Au contraire, cela crée des alliances et des forces qui s’additionnent.
- Avant de critiquer, posons-nous la question : qu’ai-je fait, moi, pour la cause que je prétends défendre ? Suis-je prêt à agir et à faire ma part ?
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