À qui la faute?

Chaque jour, le monde semble un peu plus dur, et pourtant des parents continuent d’y semer la vie comment font-ils ?

Je ne suis pas encore parent, et pourtant je me demande souvent… comment faites-vous ?

Comment faites-vous pour donner la vie dans un monde qui, chaque jour, semble devenir plus cruel ?Comment restez-vous sereins, en sachant que votre enfant n’est pas à la maison, qu’il peut tomber sur des dangers que vous ne pouvez même pas imaginer ?

Je pose toutes ces questions parce que je me connais : si j’étais parent aujourd’hui, je deviendrais sûrement paranoïaque à chaque instant.

Quand la violence s’invite à l’école

Ces derniers temps, on voit de plus en plus de scènes de violences entre jeunes : des bagarres dans les lycées, des affrontements filmés, des images sanglantes partagées sur les réseaux sociaux comme si la douleur était devenue un spectacle.Et moi, je regarde tout cela en me demandant : qu’est-ce qui se passe ?

On vit dans un monde où la peur devient banale. On croit avoir tout vu, et puis une nouvelle horreur surgit : violence gratuite, trahison, malveillance…Et souvent, ceux qui font du mal aux enfants sont des proches des personnes en qui l’on a confiance, des visages familiers, parfois même des amis de la famille.

Comment continuer à faire confiance après ça ? Comment continuer à sourire et à croire encore au vivre-ensemble qui, pourtant, est si cher à nos sociétés africaines ?

Quand les repères s’effritent

Les enfants, eux, n’ont plus peur du danger. Ils jouent avec des armes blanches comme avec des jouets.Ils utilisent des objets tranchants contre eux-mêmes comme si c’était un jeu.Ils planifient des actes pour nuire à leurs camarades ou à leurs proches.

Et on se demande : Qui les a façonnés ainsi ?Est-ce nous, les parents ?Est-ce la rue, avec ses influences invisibles mais puissantes ?Est-ce l’école, qui devrait être un refuge mais devient parfois une arène de moqueries, de rivalités et de violences silencieuses ? Est-ce la musique ?

En lisant plusieurs commentaires sur les réseaux sociaux, beaucoup ont pointé du doigt la “tcham” et certains de ses artistes.J’ai lu des phrases comme :

“Les artistes qui sortent de prison et qui en parlent dans leurs lives comme si c’était un jeu.”

“Avant, on dansait bien la tcham. Aujourd’hui, la tcham, c’est autre chose : on la danse avec des gestes de couteau…”

“Les paroles des chansons incitent à la violence.”

Comprendre sans accuser

Je ne veux pas juger. Je ne veux pas accuser.

Mais je veux comprendre.

Comment éduquer dans un monde où la violence se banalise ?Comment protéger sans enfermer ?Comment apprendre l’empathie et la bienveillance à des enfants qui grandissent dans un environnement où la brutalité est devenue virale ?

Et puis il y a cette peur constante : la peur qu’un message, une absence, un simple moment d’inattention suffise à transformer un instant de vie en drame.Comment vivre avec cette inquiétude permanente ?Comment respirer quand chaque bruit, chaque écran, chaque rencontre devient un risque potentiel ?

La part de chacun

On dit souvent que “l’éducation commence à la maison”, et c’est vrai. Mais est-ce que cela suffit encore ?Est-ce qu’un parent peut vraiment tout contrôler, tout anticiper, tout réparer ?

Est-ce que, de facto, quand un enfant agit mal, c’est la faute de ses parents ?Où s’arrête la responsabilité d’un parent ?Où commence celle de la société ?Mais surtout, où commence celle de l’enfant ?

Est-ce que l’amour d’un parent doit tout couvrir, même l’impardonnable ?Je ne sais pas.

Mais ce que je sais, c’est que ces questions méritent d’être posées.


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