Le dernier trimestre, c’est toujours la galère

Je ne sais pas pour vous, mais le dernier trimestre de l’année, c’est toujours la période où je perds un peu les pédales.Je suis fatiguée, à fleur de peau, et tout me touche trop.Je pleure pour un rien, je dors mal, j’ai l’impression que le monde entier me tombe dessus.Un vrai mélange d’émotions que je ne comprends même pas moi-même.

Et le pire, c’est que je sais ce qui m’attend : octobre, novembre, décembre… ce trio infernal.La saison des bilans, des “qu’est-ce que j’ai fait de mon année ?”, des “j’aurais dû…”.Le moment où tu réalises que t’as pas tout coché sur ta liste d’objectifs;et même si t’as fait des efforts, tu te sens quand même un peu nulle. Ce trimestre-là, il te met face à toi-même, sans pitié.

Octobre, déjà, vient te rappeler que ta santé, c’est pas un détail.C’est le mois où tout le monde parle du cancer du sein, et où on se dit, entre deux scrolls sur Instagram :

“Et si ça m’arrivait à moi ?”

Cette année, j’ai connu une femme qui s’est fait opérer en début octobre : un vrai combat.Et par la grâce de Dieu, elle s’en est sortie.Mais ça m’a secouée, parce que je me suis dit que la vie tient à un fil, et on l’oublie trop souvent.Octobre me rappelle qu’avant tout le reste, le travail, les projets, les rêves , il faut prendre soin de soi.Pas juste avec des bougies et des masques visage, mais vraiment, profondément.

Puis arrive novembre ,Et c’est toujours le mois le plus dur pour moi.Les souvenirs remontent, et je pense à toutes les personnes que j’ai aimées et que j’ai perdues.Des âmes belles, fortes, lumineuses que je croyais immortelles, mes Highlanders, comme je les appelle.Mais non,elles sont parties et chaque novembre, je revis cette douleur, en silence.

Et puis il y a décembre, mon cher mois de décembre ,mon mois d’anniversaire.Celui qui me met toujours dans un drôle d’état,parce qu’il me dit :

“Tu vieillis.”

Et moi, je réponds :“Oui, mais j’ai rien produit.”

Le 18 décembre 2025, j’aurai 33 ans.Et je ne vais pas faire semblant : je ne me sens pas accomplie,je ne me sens pas “bien”.Je me sens entre deux mondes ,reconnaissante d’être encore là, mais fatiguée, frustrée, un peu perdue.

Je sais ce que vous allez dire :

“Tu devrais être reconnaissante. Beaucoup n’ont même pas eu la chance d’atteindre cet âge.”

Et vous avez raison.Mais « engogol » laissez-moi souffler un peu.Laissez-moi me plaindre, sans culpabiliser.Parce que oui, j’ai de la gratitude,mais j’ai aussi de la fatigue.Je suis heureuse d’être en vie, mais frustrée de ne pas avancer comme je voudrais.Et je sais que je ne suis pas la seule à ressentir ça : nous sommes nombreuses à être coincées entre la reconnaissance et le ras-le-bol.

Le dernier trimestre de l’année, c’est un vrai ascenseur émotionnel.Un jour, je suis pleine d’énergie, j’ai envie de tout changer,et le lendemain, j’ai juste envie de dormir et qu’on me laisse tranquille.Je me sens excitée par ce qui vient,mais vidée par ce qui est déjà passé.

Et au fond, peut-être que c’est ça, la vie : un grand mélange d’émotions, un peu de lumière, un peu d’ombre,et beaucoup d’humanité.Vieillir, c’est pas toujours joyeux, mais c’est quand même une chance.Même quand on a l’impression de stagner, on grandit quand même quelque part dans la tête, dans le cœur, dans la façon de se comprendre soi-même.

Alors si toi aussi, tu ressens un peu tout ça en ce moment,sache que tu n’es pas seule.Nous sommes nombreuses à passer par là, à la fois fatiguées et reconnaissantes, fortes et fragiles, motivées et découragées , mais malgré tout, on avance,encore et encore.Et même si on n’a pas tout coché cette année,on reste debout.Et rien que ça, franchement, c’est déjà pas mal.


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