Lundi 1er septembre 2025, c’était enfin la rentrée scolaire au Gabon comme d’ailleurs dans beaucoup d’autres pays.Et comme chaque rentrée, c’est la même histoire.
Les fournitures à acheter, les uniformes à ajuster, les frais à payer, les sacs à préparer… et tant d’autres petites choses pour assurer une bonne rentrée à nos bouts de chou.Au milieu de tout ça : la maison qui doit tourner, le travail qui attend, les émotions des enfants à gérer.
Qui s’en occupe ?
Majoritairement… nous, les femmes.
La rentrée est l’une des périodes les plus stressantes de l’année pour les mamans. Pas seulement sur le plan financier, mais surtout sur le plan organisationnel. Vous savez comme moi combien il est pénible de courir après les fournitures scolaires. On a souvent besoin d’aide, mais bien souvent, les papas se contentent de donner l’argent. Or, il faut aussi s’assurer que les enfants soient coiffés, que les goûters soient prêts, se lever tôt pour les préparer… et bien sûr, gérer les devoirs du soir tâche qui, la plupart du temps, repose sur les épaules des mamans. Et je ne cite pas tout.
Cette charge doit être partagée, car la charge mentale n’est pas seulement liée à l’argent.C’est penser à tout, dans les moindres détails. Tout le temps.Et ce sac invisible, nous le portons depuis trop longtemps seules.
Alors, stop.
Les enfants ne sont pas “mes” enfants, ce sont nos enfants. Leur avenir est une affaire à deux. Les réveils du matin, les devoirs du soir, les courses de fournitures, les rendez-vous avec les professeurs… tout cela peut et doit se partager.
Demander à un homme de s’impliquer, ce n’est pas “réclamer de l’aide”.C’est exiger la justice, l’équité, le respect.C’est aussi montrer aux enfants que l’éducation n’est pas “une histoire de femmes”, mais un projet commun.
Alors, à toi qui me lis : tu as le droit de poser ce sac.De dire : “Je ne peux pas tout faire seule.”Et d’exiger que celui qui marche avec toi porte sa part.
Et si, cette rentrée, on choisissait d’alléger la course ?
Je parle de choisir, car oui, beaucoup de mamans n’aiment pas déléguer. Pourtant, les papas ont non seulement le droit, mais aussi le devoir de participer à l’éducation de leurs enfants. Ils ne sont pas de simples guichets automatiques. Et certes, ils ne feront pas exactement comme nous, ni comme nous le souhaiterions… mais ils feront leur part, et c’est déjà ce qu’il faut.
Une rentrée scolaire partagée à deux, c’est une rentrée moins épuisante et qui débute avec une bonne énergie pour la nouvelle année.Parce qu’une rentrée réussie, ce ne sont pas seulement des cahiers neufs et des uniformes bien repassés.C’est aussi une maman qui garde son sourire, son énergie, et la certitude qu’elle existe au-delà des to-do lists.
À toutes celles qui portent ce sac invisible : cette fois, déposez-le.,ou partagez-le.Vos épaules ne sont pas faites pour plier,elles sont faites pour briller.
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