Savez-vous que nous devrions tous faire une cure de désintox ?
Le 4 juin 2025 (oui, je me souviens parfaitement de cette date), j’ai perdu mon téléphone. Il m’a lâché, comme ça, sans prévenir. Après six ans de loyaux services, il a rendu l’âme.
Je n’ai pu en avoir un autre que le 28 juillet, donc presque deux mois sans « vrai » téléphone. En attendant, je me suis débrouillée avec le petit téléphone de ma sœur, dans lequel je ne pouvais pas installer toutes mes applications préférées. Pas de TikTok, pas d’Instagram, pas de Threads… rien.
Autant vous dire que ce n’était pas une pause choisie.C’était une pause imposée : brutale, inattendue, frustrante.

Au début, j’ai cru que j’allais exploser.
Je pensais sincèrement que je n’allais pas tenir.Le téléphone, c’était un peu tout pour moi : mon outil de travail, mon agenda, mon miroir, mon micro, ma télé, ma radio, mon lien avec les autres, ma distraction du soir, mon carnet d’idées… tout.
Et là, plus rien.
Je me sentais coupée du monde, perdue.Comme si j’existais moins, ou pas vraiment.
Mais les jours ont passé, et j’ai commencé à faire autrement.Je me suis mise à observer le silence, à m’écouter, à faire autre chose de mes mains surtout de mes doigts, qui aimaient scroller.
Accro ? Oui, clairement.
On parle souvent des personnes dépendantes à l’alcool, à la drogue ou au jeu… Mais on parle trop peu de la dépendance aux écrans. Et pourtant, c’est là, tous les jours, sous nos yeux.
Je suis persuadée que si on nous mettait en cure de désintox digitale, on réagirait exactement comme des personnes en sevrage : agitées, nerveuses, perdues, en manque.
Je l’ai ressenti.
On ne se rend pas compte à quel point nous sommes devenus dépendants.Pas seulement pour s’occuper ou pour rire, mais aussi pour exister, pour se sentir connectés, et parfois… pour fuir ce que nous ressentons.
Et au final ?
J’ai survécu.Deux mois sans réseaux, sans défilement infini, sans petites notifications rouges.
Est-ce que ça m’a manqué ? Oui. Mais est -ce que ça m’a fait du bien ? Oui aussi.
J’ai appris à ralentir.
À être là, même si je ne pouvais pas poster.
À ressentir, même sans en parler en story.
À rêver, même sans Pinterest.
À avoir des idées, même sans Google Notes.
Cette pause m’a permis de revenir différemment : plus consciente, moins pressée, un peu plus connectée à moi.
Alors non, je ne vous dis pas de jeter vos téléphones (je vous écris depuis le mien 😅),mais je vous invite à vous demander, de temps en temps :
“Est-ce que c’est moi qui tiens le téléphone, ou c’est lui qui me tient ?”
En savoir plus sur MOSAÏQA
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.


Laisser un commentaire