Chez nous, les mamans ne dorment jamais vraiment. Elles veillent, elles râlent, elles aiment à leur manière. Et même quand elles ne parlent pas, elles disent tout.
« Il est déjà 12h, tu dors encore ? Une femme ? Je plains ton mari, hein ! »
Ou encore :
« Quand tu sors, tu es belle, bien habillée. Mais ici, ta chambre est sale. J’ai pitié des hommes qui te draguent. »
Tout ça parce que tu as laissé deux ou trois choses sur le lit (on se sait ici).
Qui n’a jamais entendu ces phrases en tant que jeune fille ? Ces phrases, on les connaît. Elles nous ont irritées, fait rire parfois, souvent blessées.
Mais elles font partie de nos souvenirs, de notre histoire. Elles viennent d’une voix qui, au fond, ne cherche qu’à nous rendre meilleures.
Nos mères, nos mamans…
Elles sont complexes, parfois dures, souvent incomprises. Et pourtant,elles sont si précieuses.
Elles ne disent pas toujours « je t’aime », mais elles sont là : dans un plat chaud ,dans le regard inquiet quand on rentre tard, dans la main posée discrètement sur notre front quand on est malade.
Parfois ,on se demande si elles nous aiment vraiment.
Parce que ce qu’elles nous font subir, il n’y a que Dieu…Mais au fond, oui, elles nous aiment. Vraiment.
Le 25 mai 2025, c’est la Fête des Mères.
Et dans Muses, on ne pouvait pas passer à côté.
Mais ici, on célèbre nos mères autrement. Pas seulement avec des fleurs ou des cartes pleines de gratitude.
On célèbre leur complexité, leurs silences, leurs combats, leurs contradictions et pour être contradictoires, elles le sont, oooh !

Parce que nos mères ont été solides. Parfois trop.
Parce qu’elles ont aimé comme elles ont pu, parfois sans se choisir.
Parce qu’elles portent le poids de notre éducation sur leurs épaules, et le monde entier leur a confié la lourde tâche de faire de nous les hommes et les femmes de demain.
Parce qu’elles nous ont transmis la force, alors qu’elles perdaient parfois la leur en silence.
Parce qu’elles ont souvent mis de côté leurs rêves pour que l’on ait le droit d’en avoir.
Certaines d’entre nous les ont perdues.D’autres les cherchent encore : dans un regard, un rire, une recette…
Certaines sont devenues mères à leur tour, en essayant de faire mieux.D’autres refusent ce rôle qu’on leur impose trop tôt, trop fort.
Ce 25 mai, on célèbre :
Les mères visibles, et celles qu’on oublie.
Les mères par le sang, et celles par le cœur.
Celles qui nous ont portées dans leurs ventres, et celles qui nous ont portées dans la vie.
Celles devenues mères dans la douleur de l’intimité forcée, et qui aiment malgré les cicatrices.
À toutes les femmes qui portent, élèvent, soignent, créent ou tiennent debout :Bonne fête à vous, nos chères reines.
Ne culpabilisez pas. Sachez que vous avez fait de votre mieux. Même si on ne vous le dit pas assez souvent :
On vous aime. On vous voit. On voit vos sacrifices pour nous.
Aujourd’hui, on ne vous souhaite pas juste une bonne fête des mères. On vous dit aussi merci. Merci d’exister.
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